Golden Bridge - Le seul mouvement baguette dédié à la sobriété et à l’épure

Golden Bridge - Le seul mouvement baguette dédié à la sobriété et à l’épure

Le seul mouvement baguette dédié à la sobriété et à l’épure

Créateur du modèle emblématique de Corum dans les années 1970, Vincent Calabrese considère la transparence comme un moyen de libérer l’horlogerie de ses carcans. Retour sur l’histoire d’une genèse exceptionnelle.

Bouleverser les traditions et les clichés. Voici une formule qui résumerait parfaitement la longue carrière de Vincent Calabrese. Né à Naples en 1944, Vincent a commencé à travailler dans le secteur de l’horlogerie dès l’âge de 13 ans. Arrivé en Suisse au début de sa vie d’adulte, il trouve rapidement un emploi au Locle. Il travaillera de longues années dans la restauration et la réparation de montres.

 

L’idée de créer des montres spéciales lui viendra quelques années plus tard, au début des années 1970, alors qu’il gère une boutique de montres de luxe à Crans-Montana. « Lors de mes années passées dans la vente, j’ai été forcé de constater que les gens achetaient généralement les montres en fonction de leur apparence. » Bien décidé à inverser la tendance, Vincent décide de développer un modèle qui pourrait aussi intéresser les clients par son contenu technique. Ainsi naît le concept de la Golden Bridge.  

L’une des idées-forces de Vincent Calabrese est que « le boîtier ne doit pas être le cercueil du mouvement. » Selon lui, les deux éléments doivent être reliés par le moins grand nombre possible de charnières. Ainsi fut développé le mouvement linéaire, uniquement rattaché au boîtier à 12 heures et 6 heures. Une particularité qui deviendra la signature de ce modèle. « Davantage qu’une montre, la Golden Bridge est un cri de révolte », affirme l’artisan-horloger.

 

Après une période de gestation difficile de deux ans, le premier prototype voit le jour en 1977. Le premier contact avec René Bannwart, fondateur de Corum, s’établit par le biais d’une connaissance commune, le conservateur du Musée international d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds. René Bannwart entrevoit aussitôt le potentiel d’une telle innovation. Le succès auprès du public sera immédiat, une prouesse compte tenu des difficultés connues par le secteur de l’horlogerie mécanique lors des années 1980.

Vincent Calabrese se voit récompensé en raflant le premier prix au Salon international des inventions de Genève. Le fondateur de l’Académie horlogère des créateurs indépendants, dont les membres constituent les forces vives de l’horlogerie contemporaine, se considère-t-il comme un inventeur ? « Je me vois davantage comme un chercheur. En apparence, mes montres dévoilent tout, mais la sensation de mystère demeure. Les gens se demandent toujours comment elles fonctionnent réellement. Pour moi, le plus compliqué n’est pas de trouver la complexité, mais la simplicité. » for me lies in finding simplicity and not the other way round.”

 

C’est ce qui fait en partie l’unicité de la Golden Bridge, qui possède moins de composants que les modèles dotés de mouvements classiques. « Cette montre séduit, mais de manière subtile, sans forcer », explique le créateur italien, pour qui l’horlogerie représente le moyen de communication le plus complexe. Pour créer un nouveau modèle, entre le mouvement, les gravures, le sertissage ou encore la conception du boîtier, il faut mettre en œuvre d’innombrables techniques.

 

Alors qu’il s’apprête à souffler ses 70 bougies, Vincent Calabrese conserve une passion intacte pour l’innovation horlogère. Il accepte volontiers la comparaison avec la démarche artistique, notamment lorsqu’il s’agit de maîtriser différents procédés pour créer l’émotion. Et c’est exactement ce que la Golden Bridge, sa première création, parvient à faire depuis plus de 40 ans.